
Les expériences positives : un levier thérapeutique trop souvent négligé
En thérapie MOSAIC, les sensations positives recherchées sont le pilier de notre travail.
A l'inverse de l'EMDR, qui mobilise directement le souvenir douloureux afin de le retraiter en activant le réseau neuronal lié au traumatisme, la thérapie MOSAIC commence par activer un réseau neuronal fondé sur une sensation positive. Ce réseau ressource, une fois bien installé, est ensuite brièvement mis en lien avec le souvenir traumatique. Autrement dit, on utilise le chemin du positif pour reprogrammer en douceur les connexions neuronales associées à la mémoire traumatique.
Au-delà de la thérapie MOSAIC, une “gymnastique cérébrale” à adopter au quotidien
Les nouvelles expériences positives (vécues en tant que récepteur et donateur) favorisent la création de nouvelles connexions neuronales et, en contexte post-traumatique, aident à redonner du mouvement dans ce qui a été figé. En activant les zones du cerveau impliquées dans la régulation et le bien-être, elles soutiennent la neuroplasticité et participent ainsi activement au processus de guérison.
De plus en plus perçues (dans nos sociétés contemporaines) comme un luxe, une distraction ou liées à l'oisiveté, les expériences et sensations positives répétées doivent pourtant revenir sur le devant de notre scène de vie. Elles sont même à privilégier au quotidien. Favoriser les expériences positives n’est ni égoïste ni immature mais jouent un rôle majeur dans notre bien-être mental (et donc physique) et même dans notre guérison.

UNE QUESTION DE RATIO
Le corps et l’esprit s’appuient constamment sur une référence interne issue de la mémoire. Les expériences les plus durables ou répétées laissent une empreinte profonde dans le cerveau et le corps. Cette empreinte devient une sorte de « point de réglage » auquel l’organisme revient spontanément.
Ainsi, si un état de stress ou de bien-être a été vécu de façon prolongée, il peut s’ancrer comme référence et influencer la manière dont le corps régule ses fonctions (homéostasie) et dont l’esprit interprète de nouvelles situations.
Le rapport (ratio) entre les expériences positives et négatives joue un rôle central dans la manière dont notre système s’organise et réagit au quotidien. Notre cerveau a une tendance naturelle à accorder plus de poids aux expériences négatives — une fonction adaptative héritée de l’évolution et qui a permis à l'espèce humaine de survivre mais qui aujourd'hui nous fait défaut.
Cependant, lorsqu’un déséquilibre de ce ratio s’installe en faveur du négatif, cela finit par reconfigurer en profondeur notre système, devenant alors une forme de "normalité" interne. Le cerveau et le corps s’habituent à ces états négatifs, au point de les considérer comme une référence, sur laquelle notre système va se baser et revenir systématiquement.
À l’inverse, répéter et renforcer des expériences positives permet de créer un contrepoids réparateur. Lorsque le système nerveux y est exposé de manière répétée sur une longue durée, il va progressivement considérer ces états positifs comme des références.
En bref, ce qui devient dominant dans notre vie finit par s’ancrer comme état de base, influençant nos réactions, nos perceptions et nos capacités de régulation.
C’est pourquoi il est essentiel d’intégrer des expériences positives dans l’accompagnement du trouble, mais aussi de veiller à ce qu’elles soient suffisamment fréquentes pour réorienter durablement l’équilibre intérieur - notre niveau de bonheur de base.
De la même manière que le corps renforce son fonctionnement global grâce à une activité physique régulière, le cerveau a besoin d'exercices répétés / d'une “gymnastique cérébrale” pour maintenir sa plasticité, renforcer ses circuits neuronaux et favoriser l’équilibre émotionnel.
C'est sur ces points que la méthode ARBORE* intervient.
Ensemble créons votre nouvelle référence.
Alsaleh, M., Lebreuilly, R., Tostain, M., & Lebreuilly, J. (2018). La puissance des répétitions des phrases des pensées positives (RPPP) : un outil efficace de traitement contre les troubles psychologiques (dépression, anxiété et stress). Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, 176(5), 438–447.
Van der Kolk, B. A. (2019). Le corps n'oublie rien : Le cerveau, l'esprit et le corps dans la guérison du traumatisme. Paris : Éditions Albin Michel.
Doidge, N. (2007). The brain that changes itself: Stories of personal triumph from the frontiers of brain science. New York: Viking.
Davidson, R. J., Begley, S. (2012). The emotional life of your brain: How its unique patterns affect the way you think, feel, and live – and how you can change them. New York: Hudson Street Press.
Fredrickson, B. L. (2009). Positivity: Groundbreaking research reveals how to embrace the hidden strength of positive emotions, overcome negativity, and thrive. New York: Crown Publishers.
North, Cyrus (2023) Le Code : Les outils essentiels pour vivre libre et serein. Paris : Albin Michel.
Sheldon, K. M., & Lyubomirsky, S. (2004). Achieving Sustainable New Happiness: Prospects, Practices, and Prescriptions. Positive psychology in practice; 127–145

* Cet accompagnement MOSAIC® & ARBORE© ne se substitut en aucun cas à un suivi médical, psychologique et psychiatrique.
La méthode ARBORE© est un soutien pour mettre en place des gestes simples à fort impact bien-être physique et mental.
La thérapie MOSAIC® (incluse dans la méthode ARBORE©) n'est pas une thérapie de psychologie mais un outil issu des neurosciences - elle est compatible en supplément d'un suivi psychologique - elle est d'ailleurs utilisée comme outil par de nombreux psychologues.
